La chanson

La Chanson


La Chanson, ses répertoires, ses styles, son écriture, ses époques...

La Chanson

Cette séquence traite de la chanson à travers les époques, à travers ses messages, à travers ses thèmes. 

I. Définition de "La Chanson"

La chanson est un genre musical. La Chanson se compose d'un texte chanté ou déclamé très souvent accompagné par une musique faite par des instruments. Cependant, nous avons parfois des chansons "A Capella".  "A Capella" est un mot italien qui signifie "A la chapelle".  Les offices religieux étaient ponctués par des chants à plusieurs voix sans accompagnements instrumentaux. Il s'agit de chants à capella. Il n'y a que la voix qui chante le texte. Si le terme "à Capella" était réservé aux chants religieux, le terme est maintenant utilisé pour toutes les chansons sans accompagnement instrumental.


Quelques exemples de chants à capella :


  • 1. Zdieskani, tiré de l'oeuvre Dogora d'Etienne Perruchon : Polyphonie à capella corse.
  • 2. Chant grégorien à capella
  • 3. Amazing Grace, Pentatonix, chant à capella.

II. La forme de la chanson


La base de la chanson est le texte qui la compose. Celui-ci peut être écrit avec ou sans rimes, avec ou sans strophes et avec ou sans alternance de couplets et refrain. Notons que la grande majorité des chansons sont écrites avec une alternance de couplets / refrain et avec des rimes. Le texte d'une chanson est très proche d'un texte de poème. Nous retrouvons les même similitudes. (les même points communs).



Exemple de chanson sur un poème :


Poème : Liberté de Paul Eluard - 1942


Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom


Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom


Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom


Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom


Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom


Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom


Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom


Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom


Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom


Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom


Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom


Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom


Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom


Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom


Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom


Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom


Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom


Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom


Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom


Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom


Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer


Liberté.


Paul Eluard

Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)
Au rendez-vous allemand
 (1945, Les Editions de Minuit)



Comme nous pouvons le voir facilement avec le poème, cette chanson est faites de strophes sans rimes ni alternance couplet / refrain. 


 

Il existe plusieurs types de chansons :

- ABACADA... (couplet / refrain)

- Rimes

- à tiroirs





III Les origines de la Chanson


A. Les origines du chant

L'origine du chant est encore nébuleuse. Il faut attendre les premières partitions pour que nous puissions avoir des éléments probants pour connaitre les origines du chant. Les premières traces écrites de chant sont les neumes ou l'écriture neumatique.
L'écriture neumatique date du IX° siècle. Il s'agit de marquer l'inflexion de la voix humaine sur des textes. Il s'agit ici des prémices de l'écriture musicale et solfégique. Le chant grégorien utilise l'écriture neumatique.

B. Les troubadours et les trouvères


Les troubadours

Les premières chansons furent écrites par les troubadours. On remarque chez les troubadours plusieurs sources d'inspirations :

- l'actualité de l'époque

- les croisades

- les Sirventès (chansons satiriques blâmant un personnage ou une action)

- les Planhs (déplorent la mort d'un personnage célèbre)

- le retour du printemps

- et surtout l'amour courtois


le Thème de l'amour courtois est de loin le thème le plus utilisé par les troubadours et trouvères. L'activité de ces derniers s'étant de 1100 environ (Guillaume d'Aquitaine) à la fin du XIII° siècle.

Le troubadour est un personnage qui fait parti de différentes strates de la société. Nous pouvons y trouver notamment :

- 5 rois

- 5 marquis

- 10 comtes

- 5 vicomtes

- chevaliers

- nobliaux

- bourgeois

- clerc

- (...)


Les trouvères

Les trouvères partagent les mêmes bases artistiques que les troubadours. Cependant, notons qu'ils inventent le poème à forme fixe. Cette nouvelle rythmique fondée sur le mot et la rime les amènent à composer des chansons à danser : Les Caroles. Alors que les troubadours font essentiellement des chansons à écouter, les trouvères développent les chansons à danser.




C. Musiciens / Poètes, un nouveau lien


Au XV° siècle, les textes mis en musique sont anonymes. Il faut attendre le XVI° siècle pour que les musiciens de chansons s'intéressent aux poètes. Il attendre le compositeur Janequin pour qu'il mette en musique des poètes de renomés (Marot, Du Bellay, Ronsard). C'est à ce moment que commence les collaborations entre musicien et poète. Par exemple en 1552 - 1553, Ronsard publie les Amours avec un supplément musical. C'est une première qui marque  le début d'une vrai collaboration entre le musicien et le poète. Cela donne un corpus de plus de 300 titres !


La première académie de Poèsie et Musique fut fondée vers 1567 par le poète de Baïf et le musicien de Courville. C'est la première fois que l'on trouve une structure comme celle-ci. Le but de cette académie est de faire triompher le vers français et de créer une musique qui respecte le rythme de la langue et du vers. Cette académie est pensée pour former des élèves et être une pépinière d'artistes autour de la chanson. L'académie devient officielle et reconnue par l'Etat (Charles IX) en 1571. Cette première collaboration entre poète et musicien donne à la chanson française l'unité, le style et la renommée de la chanson française. Beaucoup de compositeurs étrangers viennent s'initier à l'art de la chanson dans cette académie. De retour chez eux, ils diffusent les chansons françaises.



IV La chanson et les révolutions


A. Chansons sociales et politiques

Les périodes troublées ne suscitent pas toujours des chansons. La période de 1795 à 1798 est pourtant l'une des périodes les plus fécondes en France. Cette période est très fécondes pour la chanson politique. Beaucoup de commandes et d'hymnes voient le jour. Ces chansons facilement reprisent par le peuple permettent de diffuser des nouvelles idées politiques. C'est pendant cette période que Le Chant de Guerre pour l'armée du Rhin, oeuvre d'une jeune officier d'artillerie, Rouget de L'Isle, deviendra bientôt La Marseillaise.


B. La Marseillaise

Le 25 avril 1792, Claude Joseph Rouget de L'Isle écrit Le Chant de Guerre pour l'armée du Rhin suite à la commande du Maire de la ville de Strasbourg. Rouget de L'Isle n'est pas à l'aise avec le style de la chanson révolutionnaire. Il préfère nettement la romance. En manque d'inspiration, il marche dans les rues de Strasbourg et voit des affiches de propagande avec le texte suivant :


"Aux armes,citoyens! L’étendard de la guerre est déployé! Le signal est sonné! Aux armes! Il faut combattre, vaincre, ou mourir.
Aux armes, citoyens! Si nous persistons à être libres, toutes les puissances de l’Europe verront échouer leurs sinistres complots. Qu’ils tremblent donc, ces despotes couronnés! L’éclat de la Liberté luira pour tous les hommes. Vous vous montrerez dignes enfants de la Liberté, courez à la Victoire, dissipez les armées des despotes!
Marchons! Soyons libres jusqu’au dernier soupir et que nos vœux soient constamment pour la félicité de la patrie et le bonheur de tout le genre humain!"


Il y voit une grande source d'inspiration pour le chant qu'on lui a commandé et s'inspire beaucoup du texte des affiches de propagande. Pour diversifier son texte et ses sources, il prends aussi l'inspiration chez le poète Boileau et recopie (sans trop de vergogne) des vers entiers.

Il n'hésite pas non plus à puiser dans sa vie personnelle pour le texte. Son bataillon étant surnomé "Enfants de la patrie"... allons donc... enfants de la patrie... le jours de gloire est arrivé ?


A Montpellier, avec son bataillon, Claude Joseph, entonne son Chant de Guerre pour l'armée du Rhin. Le chant est repris par l'assistance qui est électrisée par le chant. Deux journalistes publient le texte du chant avec l'autorisation de son auteur. Très vite, en route pour Paris, les fédérés marseillais chantent la chanson dans toutes les villes qu'ils traversent.


En Juillet 1792, les fédérés marseillaise entrent dans Paris en chantant le chant. Un numéro de La Chronique de Paris note que les Marseillais "le chantent avec beaucoup d'ensemble et le moment où ils agitent leurs chapeaux et leurs sabres, en criant tous à la fois "Aux armes, citoyens!" fait vraiment frissonner. Ils ont fait entendre cet hymne guerrier dans tous les villages qu'ils traversaient et ces nouveaux bardes ont inspiré ainsi dans les campagnes des sentiments civiques."


Le chant est alors enseigné sur les places publiques et se répand à toute vitesse. Il est alors appelé "Hymne des Marseillais" puis deviendra "La Marseillaise"  jouée dans tout le pays comme chant de la République combattante. 

La Marseillaise accompagne alors toutes les grandes fêtes civiques. On lui ajoute des couplets. On retiendra l'ajout d'un septième couplet dit couplet des Enfants, attribué à Louis Dubois ou à l'abbé Pessonneaux.


Lorsque Rouget de Lisle apprend cette nouvelle, il est sous le choc. Lui, le monarchiste convaincu et amoureux secret de Marie-Antoinette (qu’il a rencontré quelques années plus tôt et dont il est tombé sous le charme), est associé au chant anti-royaliste! Car c’est bien son nom qui est resté en signature!
Comble de l’ironie: le pauvre Rouget est considéré comme un ennemi de la République et fait un tour dans les geôles parisiennes sur ordre du Comité de Salut Public. Il échappe heureusement de justesse à la guillotine et est relâché après le 9 Thermidor (27 juillet 1795).


14 juillet 1795 : "La Marseillaise" est déclarée "Chant national". "La Marseillaise" l'emporte sur "Le Chant du départ". En 1793 la Convention nationale décrète que "La Marseillaise"  sera chantée dans tous les spectacles.

Le 14 juillet 1795 elle déclare "La Marseillaise" "Chant national"  par décret adopté après une motion de Jean de Bry. Au cours de la séance la Convention fait exécuter par l'orchestre de l'Institut national de musique le chant national que les députés écoutent debout et découverts. C'est dans l'enthousiasme qu'est adoptée la demande de Jean Debry .


Interdite sous l'Empire, et autres régimes, La Marseillaise, comme en 1792, comme en 1830 et comme en 1848, revient avec la proclamation de la République et retentit sous la Commune.
Elle redevient « hymne national » sous la Troisième République, en 1879
. "La Marseillaise" est devenue incontournable ainsi qu'en témoigne la célébration du centenaire de la mort de Rouget de Lisle en juillet 1936 sous le gouvernement de Front populaire.  "La Marseillaise"  résiste pendant la guerre au "Maréchal, nous voilà !" et c'est à ce chant que les résistants bravent leurs bourreaux.
Ce sont les accents de "La Marseillaise" qui symbolisent la liberté retrouvée à la Libération de Paris, tout au long de la journée du 25 août 1944.


La Constitution du 27 octobre 1946 reconnaît que l'hymne national est "La Marseillaise". Ce que consacre l’ article 2 de la Constitution de la Cinquième République, l’associant au drapeau tricolore, à la devise de la République et au principe de démocratie.

Texte de la Marseillaise :


REFRAIN

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

COUPLETS I
Allons ! Enfants de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé ! (Bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes
 
REFRAIN II
Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (Bis)
Français ! Pour nous, ah ! Quel outrage !
Quels transports il doit exciter ;
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !
 
REFRAIN III
Quoi ! Des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! Des phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Bis)
Dieu ! Nos mains seraient enchaînées !
Nos fronts sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
 
REFRAIN IV
Tremblez, tyrans et vous, perfides,
L'opprobre de tous les partis !
Tremblez ! Vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix. (Bis)
Tout est soldat pour vous combattre.
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux
Contre vous tout prêts à se battre.
 
REFRAIN V
Français, en guerriers magnanimes
Portons ou retenons nos coups !
Épargnons ces tristes victimes,
A regret, s'armant contre nous ! (Bis)
Mais ce despote sanguinaire !
Mais ces complices de Bouillé !
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !
 
REFRAIN VI
Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté ! Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (Bis)
Sous nos drapeaux que la Victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !
 
REFRAIN ***
COUPLET DES ENFANTS
Nous entrerons dans la carrière,
Quand nos aînés n'y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus. (Bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.
 
 REFRAIN.


V. Vers la Chanson Moderne


A. Le café-concert

Le café-concert est né à Paris en 1770. Il faut attente 1850 pour que le Café-Concert trouve son propre style et son propre concept. C'est à cette époque que s'installe dans la capitale française des café-concerts tel que :

- L'Eldorado

- Le Ba-Ta-Clan

- Les Folies Bobino

Les café-concerts se développent aussi en province dans les grandes villes. Nous trouvons donc ce type d'établissement à Bordeaux, Marseille ou Lyon à la fin du XIX° siècle. Le Café-concert est omniprésent en France et les français n'ont jamais autant chanter qu'à cette époque. Le style le plus en vogue à cette époque est la chanson sentimentale. Certains artistes et certains établissements se spécialisent dans tel ou tel domaine de la chanson. Beaucoup chantent mais la qualité artistique, musicale et textuelle n'est pas forcement au rendez-vous. L'arrivé du XX° siècle apporte d'Angleterre un nouveau style d'établissement et avec lui de nombreux changements : Le Music-Hall


B. Le Music-Hall

Inventé en Angleterre en 1840, les Music-Hall font fureur à Paris début 1900 et dans toutes les capitales européennes et fini par s'imposer face au Café-Concert. Si le café-concert est un lieu ou l'on consommes boisson et grignotage de toute sorte pendant que l'on écoute de la musique, les clients du Music-Hall ne consomment pas.

Le spectacle comprend tours de chant, mais aussi artistes de tous style, acrobates, jongleurs, dresseurs... Le lieu des Music-Hall est plus adapter à ces manifestations et le public est installer confortablement pour les représentations. Tous les café-concerts : Le Ba-Ta-Clan (1865), les Folies Bergères, Le Casino de Paris abandonne tour à tour le concept Café-Concert pour devenir des Music-Hall. Le Café-Concert se meurt.


Le Music-Hall se développe de deux façons bien différentes. Certains juxtaposent une multitude de numéros divers et se rapprochent du cirque et d'autres ne retiennent que la chanson. Le style devient la Revue. Il s'agit d'un spectacle autour de la chanson avec une multitude de décors, de costumes, d'interprètes, machines, mise en scène... La revue se veut être une représentation unitaire somptueuse. 

Les chanteurs, suivant leurs styles se produisaient jusqu'après la première guerre mondiale dans les Music-Hall. Le Music-Hall devient le symbole de l'entre deux guerres. Cependant Le Music-Hall qui a supplanté le Café-Concert se retrouve lui aussi menacé par le cinéma à partir de 1930. Le Cinéma devient parlant et les artistes et chansonniers peuvent se produire à l'écran. 

1927 - The Jazz Singer / Premier film parlant


Le Music-Hall ne se renouvelle pas, il est malade. Après 1945 (fin de la seconde guerre mondiale) Les Music-Hall ferment ou se transforment en salle de cinéma à l'image du Ba-Ta-Clan. Certains Music-Hall de grande renommée jouent les Revues pour de riches touristes mais la création musicale ne se déroule plus dans ces lieux. (Le Lido, Le Monlin Rouge, Les Folies Bergères...).


C. Les Artistes, les Tournées, Les disques

Pour compenser la disparition des Music-Hall, les artistes, poussés par les imprésarios ou les firmes de disques partent dans toute la France pour faire des tournées l'été et se rapprocher de leur public. La radio, le disque puis la télévision devient le nouveau terrain de jeu des artistes de la chanson.  La radio donne la reconnaissance pour passer à la télévision qui donne l'impulsion pour faire une tournée.

Les chanteurs se diversifient et se spécialisent dans différents styles.


D. Les différents styles d'Après-Guerre

Les chanteurs se spécialisent dans des styles très différents :

- Jazz

- Légionnaires et marins

- La chanson réaliste

- Drame et Mélo

- Les amuseurs publics


Voici quelques exemples :


Padam d'Edith Piaf : chanson réaliste

Boby LaPointe : Amuseur public

Cab Calloway et Ray Charles : Jazz

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